Explorez les enjeux spécifiques de la décarbonisation en entreprise pour les Project Management Officers dans les sociétés de taille moyenne et les grandes entreprises. Découvrez les leviers, obstacles et outils pour piloter efficacement la transition bas carbone.
Objet perdu ou Précieux héritage ? Comment le PMO peut-il orchestrer la décarbonisation en entreprise ?

Comprendre les enjeux de la décarbonisation pour les PMO

La décarbonisation, un impératif stratégique pour le PMO

La pression réglementaire et sociétale autour de la réduction de l’empreinte carbone ne cesse de croître. Pour les entreprises, la décarbonisation n’est plus un simple engagement RSE, mais un levier de compétitivité et de pérennité. Le Project Management Officer (PMO) se retrouve ainsi au cœur de cette transformation, chargé d’orchestrer des initiatives concrètes et mesurables.

Les enjeux sont multiples : conformité aux normes environnementales, attentes des clients et investisseurs, optimisation des coûts énergétiques, et anticipation des risques liés au changement climatique. Le PMO doit donc intégrer la gestion environnementale dans la gouvernance des projets, tout en assurant la cohérence avec la stratégie globale de l’entreprise.

  • Comprendre les sources d’émissions : Identifier les activités génératrices de CO2 et leurs impacts.
  • Fixer des objectifs réalistes : S’appuyer sur des données fiables pour définir des cibles atteignables.
  • Mobiliser les équipes : Sensibiliser et impliquer l’ensemble des parties prenantes dans la démarche.

La décarbonisation implique aussi de repenser la gestion de portefeuille de projets et de mesurer en continu les progrès réalisés. Pour aller plus loin sur la question de l’impact environnemental du PMO, consultez cet article : minimiser l’impact environnemental en gestion de projets.

En résumé, le PMO joue un rôle clé dans la transition bas carbone, en assurant la cohérence, la traçabilité et l’efficacité des actions menées. Cette responsabilité s’inscrit dans une dynamique globale, qui sera détaillée dans les prochaines parties de cet article.

Identifier les spécificités des entreprises de taille moyenne et des grandes entreprises

Des contextes organisationnels et opérationnels distincts

La décarbonisation en entreprise n’a pas la même portée selon la taille de la structure. Pour un Project Management Officer (PMO), il est essentiel de comprendre ces différences afin d’adapter les démarches et les outils. Les entreprises de taille moyenne disposent souvent de ressources limitées, ce qui les pousse à rechercher des solutions pragmatiques et à privilégier l’agilité. À l’inverse, les grandes entreprises bénéficient généralement de moyens plus importants, mais doivent composer avec des processus plus lourds et une gouvernance complexe.

Contraintes et opportunités selon la taille

  • Entreprises de taille moyenne :
    • Moins de ressources humaines et financières dédiées à la décarbonisation
    • Capacité à mobiliser rapidement les équipes autour de projets pilotes
    • Souvent une culture d’entreprise plus flexible, facilitant l’intégration de nouvelles pratiques
  • Grandes entreprises :
    • Accès à des expertises internes et externes variées
    • Possibilité de déployer des initiatives à grande échelle
    • Obligation de conformité à des réglementations plus strictes et reporting détaillé

Le rôle du PMO dans l’adaptation des démarches

Le PMO doit ajuster ses méthodes en fonction de ces spécificités. Dans une entreprise de taille moyenne, il s’agira souvent de prioriser les actions à fort impact et à faible coût, tout en impliquant rapidement les parties prenantes. Dans une grande structure, la coordination interservices et la gestion du changement prennent une dimension stratégique. L’intégration de solutions innovantes, comme un parking végétalisé dans la stratégie d’entreprise, illustre la nécessité d’adapter les projets à la réalité de chaque organisation.

En résumé, la réussite de la décarbonisation dépend de la capacité du PMO à comprendre les contraintes propres à chaque type d’entreprise et à orchestrer des démarches adaptées, en tenant compte des ressources disponibles, de la culture interne et des exigences réglementaires.

Cartographier les sources d’émissions et fixer des objectifs réalistes

Définir un périmètre d’analyse adapté à la taille de l’entreprise

Pour orchestrer efficacement la décarbonisation, le PMO doit d’abord établir une cartographie précise des sources d’émissions de gaz à effet de serre. Cette étape, essentielle, varie selon la structure de l’entreprise. Dans une entreprise de taille moyenne, les sources principales se concentrent souvent sur les activités opérationnelles directes : consommation énergétique des bâtiments, déplacements professionnels, gestion des déchets. À l’inverse, dans une grande entreprise, la chaîne de valeur s’étend et implique des émissions indirectes, notamment via les fournisseurs et la logistique internationale.

Utiliser des outils de mesure et des référentiels reconnus

L’utilisation de référentiels comme le Bilan Carbone® ou la norme ISO 14064 permet d’objectiver la démarche. Ces outils facilitent l’identification des postes les plus émetteurs et la priorisation des actions. Pour les PMO, il est crucial de s’appuyer sur des données fiables, issues d’audits internes ou d’outils numériques spécialisés, afin d’éviter les approximations qui pourraient nuire à la crédibilité du plan d’action.

Fixer des objectifs réalistes et progressifs

La fixation des objectifs doit tenir compte des capacités réelles de l’entreprise, de ses ressources humaines et financières, mais aussi de son secteur d’activité. Il est recommandé d’adopter une approche progressive, en définissant des jalons intermédiaires et des indicateurs de suivi. Cela permet d’ajuster la trajectoire en fonction des résultats obtenus et des évolutions réglementaires.
  • Évaluer la maturité de l’organisation sur le sujet
  • Impliquer les directions métiers pour une vision exhaustive
  • Communiquer régulièrement sur l’avancement pour mobiliser les équipes
Pour approfondir la démarche de conformité et de cartographie, il peut être utile de consulter ce guide sur l’accompagnement à la conformité pour les PME et TPE, qui partage des méthodes transposables à la gestion des émissions carbone.

Tableau comparatif : spécificités par taille d’entreprise

Critère Entreprise de taille moyenne Grande entreprise
Sources principales d’émissions Opérations internes, mobilité, énergie Chaîne d’approvisionnement, logistique, filiales internationales
Outils de mesure Tableurs, audits internes, solutions simplifiées Outils numériques avancés, reporting consolidé
Objectifs Réduction progressive, actions ciblées Objectifs globaux, alignement avec les engagements RSE

Impliquer les parties prenantes internes et externes

Mobiliser l’ensemble des acteurs pour une transformation durable

La réussite de la décarbonisation dépend fortement de l’implication des parties prenantes, tant internes qu’externes. Pour un Project Management Officer (PMO), il s’agit de créer une dynamique collective autour de cet objectif, en tenant compte des spécificités de chaque type d’entreprise. Dans une entreprise de taille moyenne, la proximité entre les équipes facilite souvent la communication et l’engagement. Le PMO peut s’appuyer sur cette agilité pour organiser des ateliers collaboratifs, sensibiliser rapidement les collaborateurs et instaurer une culture de la responsabilité environnementale. Les échanges directs avec les opérationnels permettent d’identifier plus facilement les leviers d’action et de lever les freins éventuels. À l’inverse, dans une grande entreprise, la diversité des métiers et la complexité organisationnelle exigent une approche structurée. Le PMO doit alors mettre en place des processus de concertation adaptés, impliquer les directions métiers, les instances de gouvernance et les relais locaux. La coordination avec les fournisseurs, partenaires et clients devient également essentielle pour assurer la cohérence des actions sur l’ensemble de la chaîne de valeur.
  • Créer des groupes de travail transverses pour favoriser l’innovation et le partage de bonnes pratiques
  • Développer des outils de communication adaptés à chaque public (newsletters, plateformes collaboratives, réunions d’information)
  • Intégrer les attentes des parties prenantes externes (régulateurs, investisseurs, société civile) dans la stratégie de décarbonisation
La transparence et l’écoute active sont des leviers puissants pour renforcer l’adhésion. En valorisant les initiatives et en partageant les résultats, le PMO contribue à installer une dynamique vertueuse, indispensable pour inscrire la décarbonisation dans la durée.

Intégrer la décarbonisation dans la gestion de portefeuille de projets

Aligner la décarbonisation avec la gestion de portefeuille

Intégrer la décarbonisation dans la gestion de portefeuille de projets représente un défi stratégique pour les PMO, tant dans les entreprises de taille moyenne que dans les grandes structures. Il ne s’agit plus seulement d’ajouter des projets « verts » au portefeuille, mais de repenser la sélection, la priorisation et le suivi des initiatives à l’aune des objectifs de réduction des émissions. Pour y parvenir, il est essentiel d’adopter une approche structurée qui relie chaque projet à la stratégie globale de décarbonisation. Cela implique de :
  • Définir des critères d’évaluation intégrant l’empreinte carbone et les bénéfices environnementaux
  • Évaluer l’impact de chaque projet sur les objectifs de neutralité carbone
  • Favoriser les synergies entre projets pour maximiser les effets positifs sur la décarbonisation

Outils et processus adaptés à chaque typologie d’entreprise

Les entreprises de taille moyenne disposent souvent de moins de ressources et de systèmes d’information moins sophistiqués que les grandes entreprises. Cependant, elles peuvent compenser par une plus grande agilité et une capacité à mobiliser rapidement les équipes autour d’objectifs communs. Pour elles, il est recommandé de privilégier des outils de gestion de portefeuille simples, mais efficaces, permettant de suivre l’évolution des émissions liées à chaque projet. À l’inverse, les grandes entreprises peuvent s’appuyer sur des solutions plus avancées, intégrant des tableaux de bord automatisés et des indicateurs de performance environnementale (KPI). Cela leur permet de piloter la décarbonisation à grande échelle, en harmonisant les pratiques entre filiales et départements.

Facteurs clés de succès pour le PMO

Pour orchestrer efficacement la décarbonisation, le PMO doit :
  • Assurer la cohérence entre les projets et la stratégie climat de l’entreprise
  • Former les chefs de projet aux enjeux environnementaux et à l’utilisation des outils de suivi carbone
  • Mettre en place des revues régulières pour ajuster le portefeuille en fonction des résultats obtenus
En intégrant la décarbonisation au cœur de la gestion de portefeuille, le PMO devient un acteur clé de la transformation durable de l’entreprise, capable de concilier performance économique et responsabilité environnementale.

Mesurer les résultats et ajuster la trajectoire

Suivi des indicateurs et adaptation continue

La réussite d’une démarche de décarbonisation dépend de la capacité du PMO à mesurer précisément les résultats obtenus. Cela implique la mise en place d’indicateurs de performance environnementale adaptés à la réalité de l’entreprise, qu’il s’agisse d’une structure de taille moyenne ou d’un grand groupe. Les spécificités de chaque organisation, évoquées précédemment, influencent le choix des outils et la fréquence des mesures. Pour garantir la fiabilité des données, il est essentiel de s’appuyer sur des référentiels reconnus (comme le GHG Protocol ou la norme ISO 14064). Ces cadres permettent de comparer les progrès réalisés et d’identifier rapidement les écarts par rapport aux objectifs fixés lors de la cartographie des émissions.
  • Définir des indicateurs clairs pour chaque source d’émission identifiée
  • Mettre en place un reporting régulier, adapté à la taille de l’entreprise
  • Analyser les écarts et comprendre leurs causes (évolution des activités, changements de fournisseurs, etc.)
L’ajustement de la trajectoire repose sur une analyse fine des résultats. Le PMO doit être en mesure de proposer des actions correctives, en concertation avec les parties prenantes internes et externes. Cela peut passer par l’adoption de nouvelles technologies, la révision des processus ou la sensibilisation accrue des équipes. Pour les entreprises de taille moyenne, la flexibilité et la réactivité sont des atouts majeurs. Les grandes entreprises, quant à elles, bénéficient souvent de ressources plus importantes pour investir dans des outils de suivi avancés et des audits externes. Dans tous les cas, la transparence et la communication régulière sur les progrès réalisés renforcent la crédibilité de la démarche et l’engagement des collaborateurs. Enfin, il est recommandé de partager les bonnes pratiques et de valoriser les succès, afin d’ancrer la décarbonisation dans la culture d’entreprise et d’en faire un véritable levier de performance durable.
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